Production solaire · 5 départements

Panneaux solaires en Pays de la Loire : production et rentabilité

En Pays de la Loire, une installation solaire de 1 kWc produit en moyenne 1 207 kWh par an dans les conditions modélisées par PVGIS. Le département, l’orientation du toit et vos usages influencent ensuite la production réellement valorisée.

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  • 1 207kWh par kWc et par an en moyenne
  • 1 266kWh/kWc au maximum (Vendée)
  • 1 167kWh/kWc au minimum (Mayenne)
  • 3 621 kWhproduits par an par 3 kWc (environ 7 panneaux)
Production mensuelle moyenne d’1 kWc en Pays de la Loire (kWh)
  1. 50janv.
  2. 72févr.
  3. 105mars
  4. 128avr.
  5. 134mai
  6. 132juin
  7. 138juil.
  8. 131août
  9. 118sept.
  10. 85oct.
  11. 62nov.
  12. 51déc.
Production annuelle estimée par département en Pays de la Loire (1 kWc incliné à 35°, plein sud, pertes de 14 %, source PVGIS 5.3)
DépartementPréfecturekWh/kWc/an3 kWc6 kWc9 kWc
Vendée (85)La Roche-sur-Yon1 2663 798 kWh7 596 kWh11 394 kWh
Loire-Atlantique (44)Nantes1 2213 663 kWh7 326 kWh10 989 kWh
Maine-et-Loire (49)Angers1 2103 630 kWh7 260 kWh10 890 kWh
Sarthe (72)Le Mans1 1693 507 kWh7 014 kWh10 521 kWh
Mayenne (53)Laval1 1673 501 kWh7 002 kWh10 503 kWh

PVGIS 5.3, Centre commun de recherche de la Commission européenne, base de rayonnement SARAH3 (2005 à 2023). Valeurs calculées pour la préfecture de chaque département.

Ensoleillement et production solaire dans les Pays de la Loire

PVGIS estime la production annuelle à 1 207 kWh par kWc en moyenne régionale, pour des panneaux inclinés à 35°, orientés plein sud, avec 14 % de pertes. Ce résultat est un repère de calcul, pas une garantie pour une toiture précise. Les préfectures des cinq départements servent de points de référence, et l’ombre, l’inclinaison ou une orientation différente peuvent modifier le résultat.

Une installation de 3 kWc produirait ainsi environ 3 621 kWh par an selon cette moyenne. Pour affiner l’estimation à partir de votre localisation et de votre toiture, comparez les hypothèses dans le calculateur de production solaire et consultez les repères sur l’orientation et l’inclinaison des panneaux.

Des écarts mesurés entre les cinq départements

La Vendée arrive en tête des valeurs fournies, avec 1 266 kWh par kWc et par an à La Roche-sur-Yon. La Loire-Atlantique suit avec 1 221 kWh à Nantes, puis le Maine-et-Loire avec 1 210 kWh à Angers. Les deux valeurs les plus faibles sont celles de la Sarthe, avec 1 169 kWh au Mans, et de la Mayenne, avec 1 167 kWh à Laval.

L’écart entre la Vendée et la Mayenne atteint 99 kWh par kWc et par an, soit environ 8,5 % de la valeur mayennaise. Pour un projet de même puissance, cela représente environ 594 kWh par an d’écart entre ces deux références à 6 kWc. Le tableau ci-dessous permet de comparer les productions estimées pour plusieurs puissances dans les départements les plus et les moins productifs selon les points PVGIS retenus.

Département et préfecture3 kWc6 kWc9 kWc
Mayenne, Laval3 501 kWh/an7 002 kWh/an10 503 kWh/an
Vendée, La Roche-sur-Yon3 798 kWh/an7 596 kWh/an11 394 kWh/an

Ces chiffres sont des extrapolations proportionnelles des données PVGIS fournies. Ils ne signifient pas que tous les toits d’un département produisent autant : une maison située hors de la préfecture peut avoir une exposition et un environnement différents. Le dimensionnement de l’installation doit donc aussi tenir compte de vos consommations et de la place disponible.

Exemple chiffré de rentabilité pour une maison type

Prenons une installation de 3 kWc et la moyenne régionale : elle produit environ 3 621 kWh par an. À titre d’hypothèse, supposons que le foyer utilise directement 40 % de cette production au moment où elle est générée. Cela représente environ 1 448 kWh autoconsommés et 2 173 kWh de surplus injectés sur le réseau.

Pour un foyer en option Base au tarif réglementé de 6 kVA, le kWh coûte 0,2001 € TTC depuis le 1er août 2026. L’électricité autoconsommée évite donc environ 290 € d’achats sur l’année, en ne comptant pas l’abonnement, qui ne diminue pas avec la production solaire. Depuis le 5 juin 2026, le tarif d’achat du surplus pour les nouvelles demandes est de 0,011 €/kWh HT : les 2 173 kWh exportés rapporteraient environ 24 € selon cette hypothèse.

Le gain annuel indicatif atteint donc environ 314 €, avant les frais éventuels, le financement, l’entretien et l’évolution de la production. Ce calcul illustre la méthode, il ne prédit pas le résultat de votre maison : la part autoconsommée dépend de vos appareils et de vos horaires. Le tarif de surplus est indexé de 2 % par an dans le cadre d’un contrat de 20 ans, et les règles peuvent différer pour les dossiers déposés avant le 5 juin 2026.

Le montant annuel ne suffit pas à établir un temps de retour. Il faut le comparer au coût total réel du projet et vérifier les hypothèses d’autoconsommation. Le calculateur de rentabilité solaire permet de tester plusieurs scénarios, tandis que le guide sur la rentabilité des panneaux solaires détaille les postes à intégrer.

Une production très saisonnière, à adapter aux usages

Le graphique mensuel affiché ci-dessous illustre une production plus élevée à la belle saison. Le profil PVGIS fourni atteint environ 138 kWh par kWc en juillet, contre 50 kWh en janvier. En additionnant les valeurs mensuelles arrondies, la période de juin à août représente environ 401 kWh par kWc, contre 173 kWh de décembre à février. Le total des mois peut différer légèrement de la moyenne annuelle, car les chiffres mensuels sont arrondis.

Cette saisonnalité ne correspond pas toujours aux besoins du foyer. Un chauffe-eau, un lave-linge ou une recharge de véhicule peuvent, lorsque c’est compatible avec les usages, fonctionner en journée plutôt que le soir. Le pilotage augmente la part consommée sur place, alors que l’électricité exportée est rémunérée bien moins cher que l’électricité achetée au réseau. Le guide sur l’autoconsommation solaire aide à distinguer les différentes façons de valoriser l’énergie produite.

Contraintes locales : littoral, chaleur et bâti

Sur le littoral vendéen et près de l’estuaire de la Loire, le vent et les embruns rendent utile une vérification attentive des fixations, des matériaux et de leur résistance à la corrosion. La chaleur estivale peut aussi réduire le rendement instantané des modules : une forte luminosité ne signifie pas que leur puissance augmente sans limite. Une pose qui respecte les prescriptions du fabricant et laisse une ventilation adaptée contribue à limiter l’échauffement.

Dans les centres anciens et les secteurs protégés, l’aspect des panneaux peut être encadré et l’avis de l’architecte des Bâtiments de France peut intervenir. Les toitures en ardoise ou en tuile, présentes dans différents secteurs de la région, demandent des solutions de fixation adaptées à leur couverture. Avant de commander, vérifiez les règles d’urbanisme de la commune et l’état de la charpente, en particulier si la toiture doit être rénovée.

Démarches et points de vigilance avant les travaux

Commencez par examiner vos consommations, idéalement à l’échelle de la journée, puis estimez la puissance qui peut être utilisée directement. Demandez une étude qui précise les ombrages, l’orientation, les pertes retenues et la production attendue. Faites vérifier les démarches d’urbanisme auprès de la mairie, puis les étapes de raccordement et de mise en service auprès des interlocuteurs compétents. Le guide des démarches d’installation solaire fournit une liste de vérifications avant le chantier.

Pour les nouvelles demandes depuis le 5 juin 2026, la prime à l’autoconsommation est supprimée et la vente totale n’est plus possible jusqu’à 9 kWc. La TVA peut être de 5,5 % pour une installation de 9 kWc au plus si toutes les conditions sont satisfaites, notamment celles portant sur le logement, le bilan carbone des panneaux et le système de gestion de l’énergie. À défaut, le taux indiqué dans la fiche de référence est de 20 %. Ces règles et les tarifs sont susceptibles d’évoluer : vérifiez les conditions en vigueur à la date du dépôt de votre dossier.

Des aides locales peuvent exister, mais leur présence et leurs critères varient. Renseignez-vous auprès de la région, du département, de la commune ou d’un conseiller France Rénov’. Ne signez pas sur la base d’une promesse de production ou de rentabilité sans étude détaillée, devis complet et explication écrite des hypothèses retenues.

Passer à l’action : vérifier le projet avant de signer

Comparez d’abord la production PVGIS de votre secteur avec celle de votre toit, puis confrontez-la à vos usages en journée. Demandez plusieurs devis détaillant la puissance, les équipements, les travaux de toiture, les démarches et le mode de valorisation du surplus. Une installation un peu moins puissante, mais mieux adaptée à la consommation du foyer, peut limiter l’électricité vendue à bas tarif.

Enfin, gardez séparés les trois repères qui déterminent l’intérêt du projet : l’énergie produite, la part consommée directement et le coût total installé. Recalculez le scénario si vous changez de puissance ou de mode de vie, par exemple avec une voiture électrique ou un chauffe-eau pilotable. Le tableau régional donne un point de départ ; l’étude de votre bâtiment permet de décider si le projet est cohérent.

Questions fréquentes

Quelle différence de production y a-t-il entre Nantes et La Roche-sur-Yon ?

Dans les estimations PVGIS fournies, 1 kWc produit 1 221 kWh par an à Nantes et 1 266 kWh à La Roche-sur-Yon, soit 45 kWh d’écart par kWc. À puissance égale, l’écart annuel est donc modeste et ne permet pas, à lui seul, de prévoir la production d’une maison. L’orientation, les ombres et l’inclinaison de la toiture peuvent peser davantage sur un projet individuel.

Une toiture orientée est-ouest peut-elle convenir dans les Pays de la Loire ?

Oui, une orientation est-ouest peut convenir si la toiture est bien dégagée et si la production correspond aux usages du foyer. Le repère national fourni par PVGIS situe cette configuration autour de 78 à 80 % de la production d’une orientation plein sud, pour une inclinaison de 30 à 35°. Il faut toutefois faire calculer le cas précis de votre toit, car l’orientation des deux pans et les ombres changent le résultat.

La chaleur estivale réduit-elle la production des panneaux dans la région ?

La chaleur élevée des cellules réduit leur rendement instantané, même lorsque le soleil est présent. La production dépend donc de la luminosité, mais aussi de la température et de la ventilation des modules. Une estimation PVGIS reste un repère annuel moyen, tandis que la conception et la pose doivent respecter les prescriptions techniques des équipements. Une étude du toit permet de tenir compte des particularités du site.

Une batterie est-elle indispensable pour profiter du solaire en hiver ?

Non, une batterie n’est pas indispensable. Elle peut déplacer une partie de l’électricité produite vers un autre moment, mais elle ajoute un équipement dont le coût et l’usage doivent être évalués séparément. En hiver, la production régionale est nettement inférieure à celle de l’été, et une batterie ne crée pas d’énergie supplémentaire. Commencez par voir si vous pouvez déplacer certains usages en journée et comparer les scénarios sans stockage.