Production solaire · 8 départements

Panneaux solaires en Bourgogne-Franche-Comté : production et rentabilité

En Bourgogne-Franche-Comté, une installation de 1 kWc produit en moyenne 1 197 kWh par an selon les simulations PVGIS. Le rendement varie selon le département, mais l’orientation du toit, les ombres et la part d’électricité consommée sur place pèsent aussi dans le résultat.

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  • 1 197kWh par kWc et par an en moyenne
  • 1 231kWh/kWc au maximum (Saône-et-Loire)
  • 1 171kWh/kWc au minimum (Haute-Saône)
  • 3 591 kWhproduits par an par 3 kWc (environ 7 panneaux)
Production mensuelle moyenne d’1 kWc en Bourgogne-Franche-Comté (kWh)
  1. 48janv.
  2. 70févr.
  3. 109mars
  4. 126avr.
  5. 130mai
  6. 136juin
  7. 141juil.
  8. 132août
  9. 119sept.
  10. 88oct.
  11. 54nov.
  12. 44déc.
Production annuelle estimée par département en Bourgogne-Franche-Comté (1 kWc incliné à 35°, plein sud, pertes de 14 %, source PVGIS 5.3)
DépartementPréfecturekWh/kWc/an3 kWc6 kWc9 kWc
Saône-et-Loire (71)Mâcon1 2313 693 kWh7 386 kWh11 079 kWh
Jura (39)Lons-le-Saunier1 2173 651 kWh7 302 kWh10 953 kWh
Côte-d’Or (21)Dijon1 1983 594 kWh7 188 kWh10 782 kWh
Doubs (25)Besançon1 1963 588 kWh7 176 kWh10 764 kWh
Nièvre (58)Nevers1 1953 585 kWh7 170 kWh10 755 kWh
Territoire de Belfort (90)Belfort1 1863 558 kWh7 116 kWh10 674 kWh
Yonne (89)Auxerre1 1783 534 kWh7 068 kWh10 602 kWh
Haute-Saône (70)Vesoul1 1713 513 kWh7 026 kWh10 539 kWh

PVGIS 5.3, Centre commun de recherche de la Commission européenne, base de rayonnement SARAH3 (2005 à 2023). Valeurs calculées pour la préfecture de chaque département.

Ensoleillement et production en Bourgogne-Franche-Comté

Les simulations PVGIS donnent une moyenne régionale de 1 197 kWh par kWc et par an. Elles reposent sur une installation inclinée à 35 degrés, orientée plein sud, avec des pertes estimées à 14 %. Ces repères permettent de comparer les départements, mais ne prédisent pas exactement la production de votre maison.

Le tableau ci-dessous présente les estimations pour les préfectures des huit départements. Pour une installation de 6 kWc, le repère moyen régional est d’environ 7 180 kWh par an. Une toiture moins bien orientée, une cheminée qui projette une ombre ou des arbres proches peuvent réduire ce résultat.

Pour évaluer votre propre toit, commencez par relever son orientation, son inclinaison et les ombres au fil de la journée. Le calculateur de production solaire permet d’affiner l’estimation à partir de ces paramètres. Le guide des panneaux solaires sur une maison détaille les éléments à vérifier avant de comparer des devis.

Écarts entre départements

La Saône-et-Loire arrive en tête avec 1 231 kWh par kWc et par an à Mâcon. La Haute-Saône affiche l’estimation la plus basse, avec 1 171 kWh à Vesoul. L’écart est de 60 kWh par kWc, soit environ 5 % de la moyenne régionale : le département ne suffit donc pas, à lui seul, à décider de la pertinence d’un projet.

Le tableau ci-dessous compare les deux extrêmes pour différentes puissances. Les valeurs sont des multiplications directes des estimations PVGIS départementales, avec les mêmes hypothèses d’orientation et d’inclinaison. Elles ne tiennent pas compte d’un toit complexe, d’un masque solaire ou d’une météo particulière.

Puissance installéeHaute-Saône, 1 171 kWh/kWc/anSaône-et-Loire, 1 231 kWh/kWc/an
3 kWc3 513 kWh/an3 693 kWh/an
6 kWc7 026 kWh/an7 386 kWh/an
9 kWc10 539 kWh/an11 079 kWh/an

Pour comparer deux projets, gardez la même puissance, la même orientation et les mêmes hypothèses de pertes. Une toiture est ouest peut rester exploitable : à inclinaison comparable, la fiche de référence estime sa production à environ 78 à 80 % de celle d’une orientation plein sud. Consultez le guide sur l’orientation et l’inclinaison des panneaux pour comprendre les compromis.

Exemple chiffré de rentabilité pour une maison type

Prenons une installation de 6 kWc, produisant environ 7 180 kWh par an sur la base de la moyenne régionale. Supposons que le foyer consomme directement 35 % de cette production, soit environ 2 510 kWh, et injecte le reste, environ 4 670 kWh, sur le réseau. Ce taux d’autoconsommation est une hypothèse d’exemple, pas une valeur garantie pour les maisons de la région.

Au tarif réglementé Base de 0,2001 €/kWh TTC en vigueur depuis le 1er août 2026, l’électricité consommée au moment où les panneaux produisent représente environ 503 € d’achats évités par an. Le surplus vendu à 0,011 €/kWh HT rapporte environ 51 € pour la même année. La valeur annuelle brute de l’électricité produite dans ce scénario atteint donc environ 554 €, avant de tenir compte du coût de l’installation, de l’entretien, du financement et de l’évolution des prix.

Depuis le 5 juin 2026, les nouvelles demandes bénéficient d’un tarif d’achat du surplus de 0,011 €/kWh HT, pour un contrat de 20 ans indexé de 2 % par an. Le volume annuel éligible est plafonné à 1 600 heures multipliées par la puissance installée. La production estimée de cet exemple reste sous ce plafond. La prime à l’autoconsommation est supprimée pour les nouvelles demandes, et la vente totale n’est plus ouverte jusqu’à 9 kWc.

Le calcul illustre pourquoi le dimensionnement et le pilotage des usages comptent davantage que la vente du surplus. Faire fonctionner le chauffe-eau, le lave-linge ou la recharge d’un véhicule pendant les heures solaires peut augmenter la part autoconsommée. Pour tester plusieurs hypothèses, utilisez le calculateur de rentabilité solaire et le guide sur l’autoconsommation solaire.

Saisonnalité de la production

La production est très inégale au fil de l’année. Pour 1 kWc, le profil mensuel régional atteint 141 kWh en juillet et 136 kWh en juin, contre 44 kWh en décembre et 48 kWh en janvier. Le graphique mensuel affiché sur la page permet de visualiser cette différence entre les saisons.

Le printemps et l’été concentrent l’essentiel de la production, alors que les journées courtes et le ciel hivernal limitent les apports en automne et en hiver. Une installation de 6 kWc produirait, selon ce profil moyen, environ 780 kWh en mai, mais seulement 264 kWh en décembre. Ces valeurs sont des estimations mensuelles, non une prévision météo pour une année donnée.

Ne dimensionnez pas le projet en supposant que la production estivale compensera toujours les besoins hivernaux. Comparez plutôt les usages qui peuvent être déplacés en journée et la consommation de fond du logement. Le guide pour augmenter l’autoconsommation propose des pistes de pilotage sans confondre production annuelle et autonomie toute l’année.

Contraintes locales à prendre en compte

Le climat régional associe des conditions continentales et des reliefs, notamment dans le Jura et le Morvan. Le froid hivernal ne signifie pas que les panneaux ne produisent plus, mais la neige peut masquer temporairement les modules sur les toitures en altitude. Évitez de monter sur un toit enneigé pour les dégager : l’accès présente un risque de chute et le nettoyage n’est pas toujours nécessaire.

En été, une forte chaleur diminue le rendement instantané des panneaux. Une pose permettant une bonne circulation d’air sous les modules limite l’échauffement, sans supprimer cet effet. Demandez que l’étude de toiture et le mode de fixation tiennent compte de l’exposition au vent et de l’état de la couverture, particulièrement pour un bâtiment ancien ou situé en zone exposée.

Les centres anciens et les secteurs protégés peuvent imposer des précautions d’aspect ou des démarches supplémentaires. Avant de signer, vérifiez auprès du service urbanisme de la mairie si une formalité est nécessaire et si l’avis de l’architecte des Bâtiments de France peut s’appliquer. Cette vérification est importante dans les communes où le patrimoine bâti est protégé.

Démarches et points de vigilance

Demandez une étude qui indique la puissance en kWc, la production annuelle estimée, les pertes retenues, les ombres prises en compte et la part d’électricité que le foyer pourrait consommer directement. Comparez les hypothèses entre installateurs plutôt que de vous fier à un chiffre de production isolé. Le guide consacré au dimensionnement d’une installation solaire aide à rapprocher puissance et besoins réels.

Vérifiez ensuite les formalités d’urbanisme auprès de la mairie, les conditions de raccordement et les étapes nécessaires au contrat de vente du surplus. Le détail varie selon le projet et le bâtiment. Retrouvez les étapes pratiques dans le guide sur les démarches d’installation solaire.

Pour les installations de 9 kWc au plus, une TVA à 5,5 % peut s’appliquer depuis le 1er octobre 2025 sous plusieurs conditions, notamment liées au logement, au bilan carbone des panneaux et à la présence d’un système de gestion de l’énergie. À défaut, la TVA est de 20 %. Les tarifs, conditions et dispositifs évoluent : vérifiez leur application à votre dossier à la date de la demande. Des aides locales peuvent exister ; renseignez-vous auprès de la région, du département, de la commune ou d’un conseiller France Rénov’.

Passer à l’action

Commencez par rassembler une facture d’électricité récente, les dimensions approximatives des pans de toiture et des photos montrant les obstacles et les ombres. Notez aussi les usages qui pourraient fonctionner en journée, par exemple le chauffe-eau ou certains appareils programmables. Ces informations rendent l’étude plus utile et évitent de surdimensionner une installation dont le surplus serait peu rémunéré.

Demandez plusieurs propositions écrites et comparez-les sur une base identique : production attendue, taux d’autoconsommation supposé, tarif de vente retenu et démarches incluses. Vérifiez que le tarif de surplus utilisé correspond bien aux règles applicables à une nouvelle demande après le 5 juin 2026, et non à un ancien barème.

Enfin, examinez l’état et la durée de vie attendue de la toiture avant la pose. Si une réfection est proche, coordonner les travaux peut éviter une dépose ultérieure des panneaux. Un projet solide s’appuie sur les caractéristiques réelles de la maison, les usages du foyer et les formalités locales, pas seulement sur la moyenne départementale.

Questions fréquentes

Les panneaux produisent-ils encore en hiver dans le Jura ?

Oui, une installation produit aussi en hiver, mais nettement moins qu’en été. Le profil moyen PVGIS de Bourgogne-Franche-Comté estime 44 kWh par kWc en décembre et 48 kWh en janvier, contre 141 kWh en juillet. Dans le Jura, la neige peut recouvrir temporairement les modules, surtout en altitude. Ne montez pas sur le toit pour la retirer : attendez la fonte naturelle et demandez à l’installateur si la pente et la configuration du toit favorisent l’écoulement.

Une toiture orientée est ou ouest peut-elle convenir à Dijon ?

Oui, une toiture est ouest peut être intéressante si elle est dégagée et suffisamment inclinée. À inclinaison comparable, une orientation est ouest produit environ 78 à 80 % d’une toiture plein sud selon les repères PVGIS de la fiche de référence. Elle répartit aussi davantage la production entre le matin et l’après-midi, ce qui peut correspondre aux horaires de présence du foyer. Faites comparer les deux pans avec leurs ombres réelles avant de choisir la puissance.

La neige doit-elle être retirée des panneaux sur une maison en altitude ?

En règle générale, ne tentez pas de retirer la neige vous-même depuis le toit. La chute est un risque sérieux et une intervention peut endommager les modules ou leur fixation. La neige fond souvent d’elle-même, et la production reprend lorsqu’elle ne masque plus les cellules. Lors de l’étude, demandez à l’installateur de tenir compte de l’inclinaison, de la structure de la toiture et des conditions locales, sans promettre une production hivernale constante.

Peut-on poser des panneaux sur une maison ancienne en secteur protégé ?

C’est parfois possible, mais le projet peut être soumis à des règles d’urbanisme et à des prescriptions patrimoniales. Avant de signer un devis, contactez le service urbanisme de la mairie pour vérifier les formalités applicables et demander si l’architecte des Bâtiments de France doit être consulté. L’intégration visuelle, la visibilité depuis l’espace public et la nature de la couverture peuvent compter. Attendez les réponses nécessaires avant de commander le matériel.

Existe-t-il une aide régionale pour installer des panneaux solaires ?

Des aides locales peuvent exister, mais leur disponibilité dépend du territoire et peut changer au cours de l’année. Ne les intégrez pas à votre budget avant d’avoir vérifié les critères, les dates de dépôt et le cumul possible avec d’autres dispositifs. Adressez-vous à la région, au département, à la commune ou à un conseiller France Rénov’. Les aides nationales et la fiscalité doivent également être vérifiées à la date de votre demande.