Production solaire · 6 départements

Panneaux solaires en Centre-Val de Loire : production et rentabilité

En Centre-Val de Loire, une installation photovoltaïque de 1 kWc produit en moyenne 1 187 kWh par an selon PVGIS. Votre résultat réel dépendra surtout de l’orientation du toit, des ombres et de la part d’électricité consommée au moment où les panneaux produisent.

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  • 1 187kWh par kWc et par an en moyenne
  • 1 212kWh/kWc au maximum (Cher)
  • 1 158kWh/kWc au minimum (Loiret)
  • 3 561 kWhproduits par an par 3 kWc (environ 7 panneaux)
Production mensuelle moyenne d’1 kWc en Centre-Val de Loire (kWh)
  1. 47janv.
  2. 68févr.
  3. 105mars
  4. 127avr.
  5. 132mai
  6. 132juin
  7. 139juil.
  8. 131août
  9. 117sept.
  10. 86oct.
  11. 56nov.
  12. 47déc.
Production annuelle estimée par département en Centre-Val de Loire (1 kWc incliné à 35°, plein sud, pertes de 14 %, source PVGIS 5.3)
DépartementPréfecturekWh/kWc/an3 kWc6 kWc9 kWc
Cher (18)Bourges1 2123 636 kWh7 272 kWh10 908 kWh
Indre (36)Châteauroux1 1993 597 kWh7 194 kWh10 791 kWh
Indre-et-Loire (37)Tours1 1953 585 kWh7 170 kWh10 755 kWh
Eure-et-Loir (28)Chartres1 1813 543 kWh7 086 kWh10 629 kWh
Loir-et-Cher (41)Blois1 1773 531 kWh7 062 kWh10 593 kWh
Loiret (45)Orléans1 1583 474 kWh6 948 kWh10 422 kWh

PVGIS 5.3, Centre commun de recherche de la Commission européenne, base de rayonnement SARAH3 (2005 à 2023). Valeurs calculées pour la préfecture de chaque département.

Ensoleillement et production dans la région

Les simulations PVGIS de la Commission européenne estiment à 1 187 kWh par kWc et par an la production moyenne en Centre-Val de Loire. Cette référence suppose des panneaux inclinés à 35°, orientés plein sud, avec 14 % de pertes. Elle donne un repère cohérent pour comparer les départements, mais ne prédit pas exactement la production d’une toiture particulière.

Une installation de 3 kWc produirait ainsi environ 3 560 kWh par an sur la base de cette moyenne, et une installation de 6 kWc environ 7 120 kWh. Pour affiner l’estimation, vérifiez l’orientation, l’inclinaison et les ombres portées par les arbres, cheminées ou bâtiments voisins. Le calculateur de production solaire permet de comparer les hypothèses de puissance et de production. Pour comprendre le principe des panneaux, consultez aussi notre guide sur l’énergie solaire photovoltaïque.

Écarts entre départements

Le Cher arrive en tête avec 1 212 kWh par kWc et par an à Bourges. Le Loiret est le département le moins productif de cette comparaison, avec 1 158 kWh à Orléans. L’écart est de 54 kWh par kWc et par an, soit environ 4,5 % de la moyenne régionale. Pour une installation de 6 kWc, cela représente environ 324 kWh de différence annuelle entre ces deux estimations.

Le tableau ci-dessous présente les productions calculées pour trois puissances dans le département le moins et le plus ensoleillé selon les données fournies. Les valeurs sont arrondies au kWh et restent des estimations fondées sur une orientation plein sud.

Puissance installéeLoiret, 1 158 kWh par kWcCher, 1 212 kWh par kWc
3 kWc3 474 kWh par an3 636 kWh par an
6 kWc6 948 kWh par an7 272 kWh par an
9 kWc10 422 kWh par an10 908 kWh par an

Les résultats des autres départements figurent dans le tableau régional affiché sur cette page. L’écart départemental reste limité par rapport à l’effet d’une toiture ombragée ou mal orientée. Avant de choisir une puissance, estimez donc d’abord vos besoins et la production du toit, comme expliqué dans notre guide pour dimensionner une installation solaire.

Exemple chiffré de rentabilité pour une maison type

Prenons une maison équipée de 6 kWc, sans ombrage important et avec une production proche de la moyenne régionale : 6 × 1 187, soit environ 7 122 kWh par an. Pour illustrer le calcul, supposons que le foyer consomme directement 35 % de cette production, soit environ 2 493 kWh. Cette part est une hypothèse de calcul, pas une garantie : elle dépend notamment de la présence des occupants et du pilotage des appareils en journée.

Au tarif réglementé option Base de 0,2001 €/kWh TTC en vigueur depuis le 1er août 2026, l’électricité autoconsommée représente environ 499 € d’achats évités sur l’année. Les quelque 4 629 kWh restants sont supposés injectés et vendus à 0,011 €/kWh, soit environ 51 €. Le gain annuel brut de ce scénario est donc proche de 550 €, avant les coûts d’installation, d’entretien ou de financement. L’abonnement électrique reste à payer, et le tarif de l’électricité peut évoluer.

Pour une nouvelle demande relevant des règles en vigueur depuis le 5 juin 2026, la prime à l’autoconsommation est supprimée et le surplus est acheté 0,011 €/kWh HT, avec un contrat de 20 ans. La vente totale n’est plus possible jusqu’à 9 kWc. Dans cet exemple, la rentabilité repose donc principalement sur l’électricité consommée sur place. Pour estimer un délai de retour, divisez le montant de votre devis par le gain annuel estimé, puis confrontez le résultat à vos usages réels avec le calculateur de rentabilité solaire. La méthode complète est détaillée dans notre page sur la rentabilité des panneaux solaires.

Saisonnalité de la production

La production est très variable selon les mois. Pour 1 kWc, le profil moyen régional fourni va de 47 kWh en janvier à 139 kWh en juillet. Mai et juin atteignent chacun 132 kWh, tandis qu’octobre tombe à 86 kWh. Le graphique mensuel affiché sur la page permet de visualiser cette répartition, qui concentre une grande partie de la production entre le printemps et la fin de l’été.

Cette saisonnalité compte pour le dimensionnement : une installation peut produire beaucoup en été alors que la maison consomme peu en journée, puis fournir moins en hiver, période où certains foyers utilisent davantage d’électricité pour le chauffage. Déplacer le fonctionnement du chauffe-eau, du lave-linge ou d’autres appareils vers les heures ensoleillées augmente la part autoconsommée. Le résultat dépend de vos habitudes, pas seulement du total annuel produit.

Contraintes locales

Le Centre-Val de Loire est une région intérieure, sans exposition aux embruns du littoral. La chaleur estivale peut toutefois réduire le rendement instantané des panneaux lorsqu’ils deviennent très chauds. Les estimations annuelles PVGIS intègrent les conditions climatiques de leur lieu de calcul, mais les caractéristiques de la toiture et la ventilation des panneaux peuvent encore modifier le résultat.

Les villes, villages et paysages de la région comptent de nombreux bâtiments anciens ou protégés. Si votre logement se trouve dans un secteur patrimonial ou à proximité d’un monument historique, des règles particulières peuvent s’appliquer et l’avis de l’architecte des Bâtiments de France peut être requis. Une toiture en tuiles, en ardoises ou ancienne peut aussi demander une vérification de l’état de la couverture et de sa capacité à accueillir les panneaux avant le chantier.

Les ombres portées sont un autre point à examiner, en particulier sur les maisons entourées d’arbres ou dans les rues étroites des centres anciens. Demandez une étude qui repère les masques au fil de la journée et des saisons. Une orientation est-ouest peut rester envisageable, mais elle produit moins qu’une orientation plein sud dans les repères nationaux disponibles : comparez plusieurs configurations plutôt que d’écarter automatiquement votre toit.

Démarches et points de vigilance

Avant de signer, demandez une estimation détaillée fondée sur la puissance, l’orientation, l’inclinaison et les ombres de votre toiture. Vérifiez les démarches d’urbanisme auprès de votre mairie, notamment si le logement est ancien ou situé en secteur protégé. Les étapes liées au raccordement et au contrat de vente du surplus doivent aussi être anticipées. Notre guide récapitule les démarches d’installation solaire.

Pour les installations de 9 kWc ou moins, une TVA à 5,5 % peut s’appliquer depuis le 1er octobre 2025 sous plusieurs conditions cumulatives, notamment concernant le logement, le bilan carbone des panneaux et la gestion de l’énergie. À défaut, la TVA peut être de 20 %. Vérifiez les conditions qui s’appliquent à votre projet à la date du devis : fiscalité, tarifs d’achat et dispositifs sont susceptibles d’évoluer.

Ne fondez pas votre décision sur une prime annoncée sans en vérifier l’éligibilité. Des aides locales peuvent exister, mais elles varient selon le territoire et la période : renseignez-vous auprès de la région, du département, de la commune ou d’un conseiller France Rénov’. Comparez des devis détaillant les matériels, la pose, les démarches et les hypothèses de production, sans vous laisser presser par une offre présentée comme urgente.

Passer à l’action

Commencez par consulter vos factures et vos relevés de consommation afin de repérer les usages que vous pouvez déplacer en journée. Comparez ensuite cette consommation au profil mensuel de production, pas uniquement au total annuel. Une installation adaptée à vos besoins peut valoriser davantage chaque kWh produit qu’une puissance choisie sans tenir compte des surplus estivaux.

Faites vérifier l’état de la toiture, les ombres et les contraintes d’urbanisme, puis confrontez les estimations à plusieurs propositions détaillées. Le calculateur de production solaire aide à tester les puissances, et le calculateur de rentabilité permet de comparer des scénarios d’autoconsommation et de vente du surplus. Pour les aides et leurs conditions, consultez également notre dossier sur les aides aux panneaux solaires.

Questions fréquentes

Combien produit une installation de 3 kWc à Tours ?

Selon les données PVGIS retenues pour Tours, 1 kWc produit environ 1 195 kWh par an avec une inclinaison de 35°, une orientation plein sud et 14 % de pertes. Pour 3 kWc, cela représente environ 3 585 kWh par an. Cette estimation ne tient pas compte des particularités d’un toit précis, comme les ombres, une autre orientation ou une inclinaison différente. Faites vérifier ces éléments avant de comparer la production attendue à votre consommation.

Une toiture orientée est-ouest convient-elle au solaire en Centre-Val de Loire ?

Oui, une toiture est-ouest peut être équipée, mais elle ne produira pas autant qu’une toiture plein sud dans les conditions de référence. Les repères nationaux indiquent environ 78 à 80 % de la production d’une orientation sud pour une inclinaison de 30 à 35°. Une configuration est-ouest peut néanmoins mieux répartir la production dans la journée. Il faut simuler les deux pans avec les ombres et l’inclinaison réelles de votre toit.

Les panneaux produisent-ils suffisamment en hiver dans la région ?

La production hivernale est nettement plus faible que celle des mois les plus ensoleillés. Le profil régional moyen indique 47 kWh en janvier et 47 kWh en décembre pour 1 kWc, contre 139 kWh en juillet. Les panneaux continuent à produire, mais les journées plus courtes et la météo réduisent leur contribution. Pour votre budget, ne comptez pas sur une production régulière d’un mois à l’autre et comparez les données mensuelles à vos besoins saisonniers.

Peut-on poser des panneaux sur une maison ancienne ou protégée ?

C’est parfois possible, mais les règles dépendent de la situation du logement et des protections patrimoniales applicables. Dans un secteur protégé ou à proximité d’un monument historique, l’architecte des Bâtiments de France peut devoir être consulté. Contactez la mairie avant de commander les travaux pour vérifier les formalités d’urbanisme. Faites aussi contrôler la couverture et la charpente, surtout si le toit est ancien, afin d’éviter de poser les panneaux sur un support à rénover.

Une installation solaire reste-t-elle intéressante sans prime à l’autoconsommation ?

Pour les nouvelles demandes de raccordement depuis le 5 juin 2026, la prime à l’autoconsommation est supprimée. La vente du surplus est rémunérée à 0,011 €/kWh HT selon les règles en vigueur à la date de référence du 28 octobre 2026, ce qui rend l’autoconsommation déterminante dans le calcul. L’intérêt dépend donc de la production, de la part consommée sur place, du devis et de vos usages. Comparez plusieurs scénarios plutôt que de vous fier à une promesse de rentabilité uniforme.