Production solaire · 8 départements
Panneaux solaires en Île-de-France : production et rentabilité
En Île-de-France, une installation bien orientée produit en moyenne 1 140 kWh par kWc et par an selon les simulations PVGIS. Les écarts entre départements sont modestes, mais l’ombre, l’état de la toiture et votre capacité à consommer l’électricité en journée pèsent beaucoup dans le résultat.
- 1 140kWh par kWc et par an en moyenne
- 1 161kWh/kWc au maximum (Hauts-de-Seine)
- 1 132kWh/kWc au minimum (Val-d’Oise)
- 3 420 kWhproduits par an par 3 kWc (environ 7 panneaux)
| Département | Préfecture | kWh/kWc/an | 3 kWc | 6 kWc | 9 kWc |
|---|---|---|---|---|---|
| Hauts-de-Seine (92) | Nanterre | 1 161 | 3 483 kWh | 6 966 kWh | 10 449 kWh |
| Essonne (91) | Évry-Courcouronnes | 1 152 | 3 456 kWh | 6 912 kWh | 10 368 kWh |
| Seine-et-Marne (77) | Melun | 1 137 | 3 411 kWh | 6 822 kWh | 10 233 kWh |
| Yvelines (78) | Versailles | 1 136 | 3 408 kWh | 6 816 kWh | 10 224 kWh |
| Val-de-Marne (94) | Créteil | 1 135 | 3 405 kWh | 6 810 kWh | 10 215 kWh |
| Seine-Saint-Denis (93) | Bobigny | 1 134 | 3 402 kWh | 6 804 kWh | 10 206 kWh |
| Paris (75) | Paris | 1 132 | 3 396 kWh | 6 792 kWh | 10 188 kWh |
| Val-d’Oise (95) | Cergy | 1 132 | 3 396 kWh | 6 792 kWh | 10 188 kWh |
PVGIS 5.3, Centre commun de recherche de la Commission européenne, base de rayonnement SARAH3 (2005 à 2023). Valeurs calculées pour la préfecture de chaque département.
Ensoleillement et production solaire en Île-de-France
Les simulations PVGIS donnent une production moyenne régionale d’environ 1 140 kWh par kWc et par an. Cette estimation repose sur des panneaux inclinés à 35°, orientés plein sud, avec 14 % de pertes, et sur les coordonnées des préfectures. Elle fournit un repère comparable d’un département à l’autre, pas une garantie pour une maison donnée.
Une toiture orientée à l’est ou à l’ouest produira généralement moins qu’une toiture plein sud, même si elle peut mieux répartir l’électricité sur la journée. Les arbres, immeubles voisins, cheminées et lucarnes peuvent aussi créer des ombres qui réduisent le rendement. Pour un premier ordre de grandeur adapté à votre adresse et à la configuration envisagée, utilisez le calculateur de production solaire.
Écarts entre départements
Les valeurs des huit préfectures sont proches : de 1 132 à 1 161 kWh par kWc et par an. Nanterre, dans les Hauts-de-Seine, arrive en tête de cette simulation. Paris et Cergy, dans le Val-d’Oise, affichent la valeur la plus basse. L’écart maximal est de 29 kWh par kWc et par an, soit seulement 87 kWh par an pour une installation de 3 kWc.
Le tableau ci-dessous présente les données détaillées pour chaque département. Le tableau comparatif suivant donne un ordre de grandeur pour trois puissances, à partir des deux extrêmes. Les résultats sont arrondis et supposent les mêmes conditions d’orientation et de pertes que les simulations PVGIS.
| Puissance installée | Hauts-de-Seine, Nanterre | Paris ou Val-d’Oise, Paris ou Cergy |
|---|---|---|
| 3 kWc | environ 3 480 kWh/an | environ 3 400 kWh/an |
| 6 kWc | environ 6 970 kWh/an | environ 6 790 kWh/an |
| 9 kWc | environ 10 450 kWh/an | environ 10 190 kWh/an |
Ces chiffres ne tiennent pas compte des différences entre deux bâtiments d’une même commune. Une toiture dégagée en périphérie peut produire davantage qu’un toit urbain pourtant situé dans un département mieux classé. La puissance pertinente dépend aussi de vos consommations et de leur répartition dans la journée : le guide pour dimensionner une installation solaire vous aide à éviter une installation trop grande par rapport à vos usages.
Exemple chiffré de rentabilité pour une maison type
Prenons une installation de 3 kWc et la moyenne régionale de 1 140 kWh par kWc et par an. Elle produirait environ 3 420 kWh par an. Pour illustrer le calcul, supposons que le foyer consomme directement 40 % de cette production, soit 1 368 kWh, et injecte les 2 052 kWh restants sur le réseau. Le taux de 40 % est une hypothèse d’exemple, pas une moyenne garantie pour les maisons franciliennes.
Au 28 octobre 2026, le tarif réglementé en option Base pour un compteur de 6 kVA est de 0,2001 €/kWh TTC, en vigueur depuis le 1er août 2026. L’électricité autoconsommée représente donc environ 274 € d’achats évités sur l’année. Pour une nouvelle demande relevant des conditions applicables depuis le 5 juin 2026, le surplus est acheté 0,011 €/kWh HT, soit environ 23 € pour 2 052 kWh. La valeur annuelle totale de l’électricité produite atteint ainsi environ 296 €, selon ces hypothèses.
Ce calcul ne comprend ni le coût de l’installation, ni les frais éventuels, ni l’évolution future du prix de l’électricité. Il ne réduit pas non plus l’abonnement. Votre résultat dépendra de votre option tarifaire et de la part de production consommée au moment où elle est disponible. Le calculateur de rentabilité solaire permet de tester d’autres hypothèses ; consultez aussi les explications sur l’autoconsommation solaire.
Saisonnalité de la production
Le profil mensuel PVGIS d’un kWc varie de 42 kWh en décembre à 135 kWh en juillet. Les mois de mai à août sont les plus productifs, avec des valeurs de 126 à 135 kWh par mois. En hiver, les journées plus courtes et la météo réduisent la production : janvier atteint 43 kWh et février 63 kWh. Le graphique mensuel affiché sous les données permet de visualiser cette variation au fil de l’année.
Décaler certains usages vers les heures ensoleillées peut améliorer la part autoconsommée : lancer le lave-linge en journée ou programmer le chauffe-eau, si votre installation le permet, sont des pistes simples. En été, une forte chaleur peut réduire le rendement des panneaux, même lorsque le soleil est présent. Il faut donc éviter de confondre journées chaudes et production maximale, qui dépend aussi de l’ensoleillement, de l’orientation et de la ventilation des modules.
Contraintes locales à anticiper
En Île-de-France, le bâti dense rend l’analyse des ombres particulièrement utile. Un immeuble voisin, une rangée d’arbres ou une cheminée peut masquer une partie des panneaux à certaines heures. Faites examiner la toiture à plusieurs moments de la journée et demandez que les éventuels obstacles soient intégrés à la simulation, plutôt que de vous fier uniquement à une estimation régionale.
Les toitures franciliennes sont variées, des tuiles et ardoises aux couvertures en zinc, notamment dans les secteurs urbains anciens. Leur état, leur forme et leur capacité à recevoir une installation doivent être contrôlés avant la pose. En copropriété, vérifiez les règles collectives et obtenez les autorisations nécessaires avant d’engager le projet. Dans un secteur protégé ou à proximité d’un monument historique, demandez à la mairie quelles règles d’urbanisme s’appliquent et si l’avis de l’architecte des Bâtiments de France est requis.
Démarches et points de vigilance
Avant de signer, faites vérifier la toiture, le raccordement électrique et les formalités d’urbanisme applicables à votre adresse. Demandez des devis détaillés qui distinguent les équipements, la pose, le raccordement et les garanties. Vérifiez les hypothèses de production et d’autoconsommation, et comparez-les à vos relevés de consommation, en particulier aux usages diurnes. Le guide des démarches d’installation solaire détaille les étapes à prévoir.
Pour les nouvelles demandes déposées depuis le 5 juin 2026, la prime à l’autoconsommation est supprimée. Le surplus est acheté au tarif unique de 0,011 €/kWh HT, indexé de 2 % par an, dans le cadre d’un contrat de 20 ans et d’un volume annuel éligible plafonné à 1 600 heures multipliées par la puissance installée. Jusqu’à 9 kWc, la vente totale n’est plus possible pour ces nouvelles demandes. Les dossiers déposés avant cette date et les contrats déjà signés conservent leurs conditions antérieures.
La TVA peut être de 5,5 % pour une installation de 9 kWc au plus, si toutes les conditions sont réunies, notamment celles portant sur le logement, le bilan carbone des panneaux et un système de gestion de l’énergie. À défaut, le taux de 20 % s’applique. Ces règles et les tarifs évoluent : vérifiez les conditions en vigueur au moment de votre demande. Des aides locales peuvent exister ; renseignez-vous auprès de la région, du département, de la commune ou d’un conseiller France Rénov’. Les aides nationales sont également présentées dans le guide des aides aux panneaux solaires.
Passer à l’action
Commencez par réunir vos factures ou vos données de consommation, puis repérez les appareils qui peuvent fonctionner en journée. Faites ensuite évaluer la toiture, les ombres et la puissance adaptée à vos usages. Pour comparer des offres, examinez la production annoncée, la part d’électricité autoconsommée, les conditions de vente du surplus et le coût total, sans baser votre décision sur une promesse de rendement seule.
Un projet francilien peut produire une quantité d’électricité utile malgré des écarts limités entre départements. Sa valeur économique dépend surtout de la qualité du toit et de la capacité du foyer à consommer sa production au bon moment. Une simulation personnalisée et des hypothèses transparentes vous permettront de juger le projet sur des bases réalistes.
Questions fréquentes
Les panneaux solaires sont-ils adaptés à une maison située dans Paris ou en proche banlieue ?
Oui, une installation peut être pertinente si la toiture reçoit assez de lumière et si les ombres des immeubles, arbres et cheminées restent limitées. La simulation PVGIS pour Paris donne environ 1 132 kWh par kWc et par an dans les conditions de référence, mais elle ne tient pas compte de la forme précise du toit. Faites donc examiner les ombres et l’orientation sur place avant de choisir la puissance.
Combien produit une installation de 3 kWc en Île-de-France ?
Avec la moyenne régionale PVGIS de 1 140 kWh par kWc et par an, une installation de 3 kWc produirait environ 3 420 kWh annuels dans les conditions de référence : plein sud, inclinaison de 35° et pertes de 14 %. C’est une estimation, pas une promesse. Une orientation différente, des ombres ou les caractéristiques de la toiture peuvent modifier le résultat réel.
Les panneaux photovoltaïques produisent-ils en hiver en Île-de-France ?
Oui. La production ne s’arrête pas en hiver, mais elle baisse avec les journées plus courtes et un ensoleillement moins favorable. Dans le profil PVGIS régional, un kWc produit 43 kWh en janvier et 42 kWh en décembre, contre 135 kWh en juillet. Il reste donc utile de dimensionner le projet en fonction des usages de toute l’année, sans compter sur une production estivale constante en hiver.
Peut-on installer des panneaux sur une toiture en zinc ou dans un quartier protégé ?
La faisabilité dépend de l’état et de la structure de la toiture, du système de fixation prévu et des règles d’urbanisme locales. Dans un secteur protégé ou près d’un monument historique, contactez la mairie avant de signer : elle vous indiquera les démarches applicables et si l’architecte des Bâtiments de France doit être consulté. En copropriété, vérifiez aussi les règles collectives et les autorisations nécessaires.
Existe-t-il des aides locales pour un projet solaire en Île-de-France ?
Des aides locales peuvent exister, mais elles varient selon les territoires et leurs conditions évoluent. Vérifiez les dispositifs en cours auprès de la région, de votre département ou de votre commune, puis demandez conseil à France Rénov’. Pour les aides nationales et les règles de TVA, contrôlez les critères applicables à la date de votre demande : les conditions peuvent dépendre de la puissance et des caractéristiques de l’installation.