Production solaire · 12 départements

Panneaux solaires en Nouvelle-Aquitaine : production et rentabilité

La Nouvelle-Aquitaine offre un potentiel solaire intéressant, avec des écarts mesurés entre le littoral, le centre de la région et les contreforts des Pyrénées. Les estimations PVGIS aident à cadrer un projet, mais l’orientation du toit et la part d’électricité consommée sur place pèsent aussi sur sa rentabilité.

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  • 1 259kWh par kWc et par an en moyenne
  • 1 377kWh/kWc au maximum (Charente-Maritime)
  • 1 210kWh/kWc au minimum (Creuse)
  • 3 777 kWhproduits par an par 3 kWc (environ 7 panneaux)
Production mensuelle moyenne d’1 kWc en Nouvelle-Aquitaine (kWh)
  1. 59janv.
  2. 80févr.
  3. 110mars
  4. 124avr.
  5. 131mai
  6. 132juin
  7. 141juil.
  8. 137août
  9. 124sept.
  10. 97oct.
  11. 67nov.
  12. 59déc.
Production annuelle estimée par département en Nouvelle-Aquitaine (1 kWc incliné à 35°, plein sud, pertes de 14 %, source PVGIS 5.3)
DépartementPréfecturekWh/kWc/an3 kWc6 kWc9 kWc
Charente-Maritime (17)La Rochelle1 3774 131 kWh8 262 kWh12 393 kWh
Lot-et-Garonne (47)Agen1 2933 879 kWh7 758 kWh11 637 kWh
Gironde (33)Bordeaux1 2773 831 kWh7 662 kWh11 493 kWh
Deux-Sèvres (79)Niort1 2703 810 kWh7 620 kWh11 430 kWh
Dordogne (24)Périgueux1 2623 786 kWh7 572 kWh11 358 kWh
Landes (40)Mont-de-Marsan1 2593 777 kWh7 554 kWh11 331 kWh
Charente (16)Angoulême1 2533 759 kWh7 518 kWh11 277 kWh
Pyrénées-Atlantiques (64)Pau1 2403 720 kWh7 440 kWh11 160 kWh
Vienne (86)Poitiers1 2253 675 kWh7 350 kWh11 025 kWh
Corrèze (19)Tulle1 2233 669 kWh7 338 kWh11 007 kWh
Haute-Vienne (87)Limoges1 2213 663 kWh7 326 kWh10 989 kWh
Creuse (23)Guéret1 2103 630 kWh7 260 kWh10 890 kWh

PVGIS 5.3, Centre commun de recherche de la Commission européenne, base de rayonnement SARAH3 (2005 à 2023). Valeurs calculées pour la préfecture de chaque département.

Ensoleillement et production en Nouvelle-Aquitaine

Selon les simulations PVGIS de la Commission européenne, la production moyenne régionale atteint 1 259 kWh par kWc installé et par an. Cette estimation correspond à des panneaux inclinés à 35°, orientés plein sud, avec 14 % de pertes. Elle sert de repère de comparaison, et non de garantie de production pour une maison donnée : l’ombrage, l’inclinaison réelle, l’orientation et les équipements influencent le résultat.

Pour obtenir un premier ordre de grandeur, multipliez la puissance envisagée par la production estimée de votre département. Une installation de 6 kWc correspondant à la moyenne régionale représenterait ainsi environ 7 550 kWh par an. Le calculateur de production solaire permet d’affiner cette première estimation selon votre situation.

Écarts entre départements

Les valeurs fournies vont de 1 210 kWh par kWc et par an à Guéret, en Creuse, à 1 377 à La Rochelle, en Charente-Maritime. L’écart est de 167 kWh par kWc, soit environ 14 % de plus au point le plus productif qu’au point le moins productif. Ces estimations concernent les préfectures : elles ne décrivent pas chaque commune ni chaque toit du département. Le tableau ci-dessous donne les résultats pour les douze départements.

Pour comparer les deux extrêmes, voici la production annuelle théorique avec une orientation et une inclinaison identiques aux paramètres PVGIS. Les valeurs sont arrondies au kWh.

Puissance installéeCreuse, 1 210 kWh/kWc/anCharente-Maritime, 1 377 kWh/kWc/an
3 kWc3 630 kWh/an4 131 kWh/an
6 kWc7 260 kWh/an8 262 kWh/an
9 kWc10 890 kWh/an12 393 kWh/an

Exemple chiffré de rentabilité pour une maison

Prenons une maison en Gironde équipée de 6 kWc. La simulation de Bordeaux donne 1 277 kWh par kWc et par an, soit environ 7 660 kWh annuels. Pour illustrer le calcul, supposons que le foyer consomme directement 40 % de cette production, sans considérer cette part comme une moyenne régionale : environ 3 065 kWh sont autoconsommés et 4 595 kWh constituent le surplus.

Au tarif réglementé Base de 6 kVA en vigueur depuis le 1er août 2026, chaque kWh évité vaut 0,2001 € TTC. L’autoconsommation représenterait environ 613 € d’électricité achetée en moins. Pour une nouvelle demande relevant des règles applicables depuis le 5 juin 2026, le surplus est acheté 0,011 €/kWh HT : sa vente rapporterait environ 51 €. La valeur annuelle totale approche donc 664 €, avant frais et autres paramètres. Les deux montants n’ont pas la même base fiscale, et ce calcul ne suffit pas à déterminer un délai de retour. Utilisez le calculateur de rentabilité solaire avec le coût réel de votre projet.

Depuis le 5 juin 2026, la prime à l’autoconsommation est supprimée pour les nouvelles demandes. Jusqu’à 9 kWc, la vente totale n’est plus possible dans le cadre décrit par l’arrêté S21 : le projet relève de l’autoconsommation avec vente du surplus, ou sans vente. Les dossiers déposés avant cette date conservent leurs conditions antérieures. Vérifiez la date et le régime applicables à votre dossier avant de comparer des propositions.

Saisonnalité de la production

Le profil mensuel régional d’un kWc fourni par PVGIS culmine en juillet, avec 141 kWh, et reste élevé en juin et août, avec respectivement 132 et 137 kWh. Il descend à 59 kWh en janvier comme en décembre. La production est donc plus abondante aux beaux jours, alors que les besoins de chauffage augmentent souvent pendant les mois moins ensoleillés. Le graphique mensuel affiché sur cette page permet de visualiser ces variations. Les valeurs mensuelles étant arrondies, leur somme peut différer légèrement de la moyenne annuelle.

Pour mieux utiliser l’électricité produite, programmez si possible le chauffe-eau, le lave-linge ou la recharge d’un véhicule pendant les périodes ensoleillées. La présence d’une voiture électrique ou d’un ballon pilotable peut modifier la part autoconsommée, mais il faut comparer cette possibilité aux habitudes réelles du foyer. Le guide sur l’autoconsommation solaire présente les différents fonctionnements possibles.

Contraintes locales à prendre en compte

Le climat océanique du littoral ne garantit pas une production identique partout : la couverture nuageuse, les ombres proches et les conditions du toit comptent. Plus à l’intérieur, les épisodes de forte chaleur estivale peuvent réduire le rendement instantané des panneaux. Sur le littoral, le vent et les embruns justifient de faire vérifier la fixation et le choix des composants adaptés à l’exposition du bâtiment.

Dans les Pyrénées et les secteurs d’altitude, la neige peut recouvrir les modules et retarder temporairement la production. Il faut aussi vérifier les charges sur la toiture, l’accès pour l’entretien et les conditions de pose. En ville ancienne ou dans un secteur protégé, des règles d’aspect peuvent s’appliquer et l’avis de l’architecte des Bâtiments de France peut être requis. Demandez à la mairie quelles démarches d’urbanisme concernent précisément votre adresse.

Les toitures en tuiles, fréquentes dans une partie de la région, ne se prêtent pas toutes de la même manière à la pose : état de la couverture, charpente, orientation et ombrages doivent être examinés. Une orientation est ou ouest peut rester envisageable, mais la production ne sera pas celle du scénario plein sud retenu pour les données de cette page. Consultez le guide sur l’orientation et l’inclinaison des panneaux.

Démarches et points de vigilance

Avant de signer, demandez une estimation de production adaptée à la toiture, et faites préciser les hypothèses de pertes, d’ombrage et de consommation directe. Vérifiez aussi la puissance proposée : le guide pour dimensionner une installation solaire aide à éviter un système surdimensionné par rapport aux usages du foyer. Pour les formalités locales et le raccordement, consultez le guide des démarches d’installation solaire.

Les conditions de TVA réduite, à 5,5 % depuis le 1er octobre 2025 pour certaines installations de 9 kWc au plus, sont soumises à des conditions cumulatives, notamment concernant le logement, le bilan carbone des panneaux et le système de gestion de l’énergie. À défaut, la TVA applicable peut être de 20 %. Faites préciser par écrit le régime retenu et les éléments qui le justifient. Les aides locales peuvent exister, mais elles se vérifient auprès de la région, du département, de la commune ou d’un conseiller France Rénov’. Les règles et barèmes étant susceptibles d’évoluer, contrôlez-les à la date de votre demande.

Passer à l’action

Commencez par relever vos consommations en journée et votre facture, puis comparez-les à une estimation locale. Ne reprenez pas automatiquement la moyenne régionale si votre toit est ombragé, orienté différemment du plein sud ou situé en altitude. Faites vérifier la couverture et la charpente, demandez une estimation détaillée, puis confrontez le coût total au montant d’électricité que vous pourriez réellement éviter d’acheter.

Comparez les scénarios avec et sans vente du surplus, en gardant séparés l’économie liée à l’autoconsommation et le revenu de vente. Un devis ne doit pas présenter ce dernier comme s’il valait le prix du kWh acheté. Pour approfondir les étapes, consultez le guide complet sur les panneaux solaires, puis testez vos hypothèses avec les deux calculateurs de production et de rentabilité avant de prendre votre décision.

Questions fréquentes

La production de panneaux solaires est-elle plus forte sur la côte atlantique qu’en Creuse ?

Les estimations PVGIS fournies pour les préfectures donnent 1 377 kWh par kWc et par an à La Rochelle, contre 1 210 à Guéret. Cela indique un écart entre ces deux points de référence, mais ne permet pas de conclure que chaque toit côtier produira davantage que chaque toit creusois. L’orientation, l’inclinaison, les ombres et l’altitude locale modifient aussi le résultat. Le tableau régional donne les repères départementaux dans les mêmes conditions de simulation.

Les embruns et le vent en Charente-Maritime empêchent-ils d’installer des panneaux ?

Non, mais une toiture exposée au vent et aux embruns mérite une vérification attentive des fixations, de la couverture et des composants prévus pour l’installation. L’état du toit et les caractéristiques du bâtiment doivent être examinés avant la pose. Demandez à l’installateur comment il prend en compte l’exposition de votre maison et faites apparaître ces éléments dans la proposition. La simulation de production ne remplace pas ce contrôle technique.

La neige réduit-elle beaucoup la production solaire dans les Pyrénées ?

Une couche de neige qui recouvre les panneaux peut interrompre ou réduire temporairement leur production. L’effet dépend notamment de la durée de couverture, de la pente et de l’implantation. Dans les secteurs d’altitude, faites examiner la résistance de la toiture, les charges possibles et les conditions d’accès. Ne prévoyez pas de monter sur le toit pour dégager les modules sans évaluation des risques : demandez plutôt conseil à un professionnel.

Peut-on encore vendre toute l’électricité produite par une installation résidentielle ?

Pour les nouvelles demandes relevant des règles en vigueur depuis le 5 juin 2026, la vente totale n’est plus possible jusqu’à 9 kWc. Le projet peut fonctionner en autoconsommation avec vente du surplus, ou sans vente. Les dossiers déposés avant cette date peuvent conserver les conditions antérieures. Vérifiez la date de dépôt et les caractéristiques de votre demande, car elles déterminent le régime applicable. Le revenu du surplus est à distinguer de l’économie obtenue en consommant sa propre production.

Que faire si ma maison en Nouvelle-Aquitaine se trouve dans un secteur protégé ?

Contactez la mairie avant de lancer les travaux afin de connaître les règles d’urbanisme applicables à votre adresse. Dans certains secteurs protégés, l’aspect des panneaux ou leur emplacement peut être encadré et l’avis de l’architecte des Bâtiments de France peut être nécessaire. Préparez des plans et des vues de la toiture pour obtenir une réponse adaptée au bâtiment. Ne vous engagez pas sur une installation avant d’avoir clarifié les autorisations requises.